
Testa di ariete, amuleto (747-664 circa a.C.)
Metropolitan Museum of Art, New York
Testa della dea Mut (1070-664 circa a.C.)
Metropolitan Museum of Art, New York
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Offrandes aux dieux d’Egypte
A Martigny (Suisse), la Fondation Pierre Gianadda présente l'exposition Offrandes aux Dieux d'Egypte, en collaboration avec la prestigieuse institution The Metropolitan Museum of New Art de New York. Au cours de leur longue histoire, les anciens Égyptiens ont utilisé le cuivre, le bronze, l'or et l'argent pour créer une flamboyante et élégante statuaire de métal, qui s'inscrit dans le vaste système de relations qu'ils entretenaient avec leurs dieux – depuis les drames rituels représentés dans les temples et les sanctuaires jalonnant le paysage jusqu'aux processions des fêtes à travers villes et campagnes, où se pressaient les croyants.
Quelque soixante-dix statues et statuettes en métaux précieux et en alliage de cuivre sont exposées, recouvrant une période de plus de deux millénaires. L'exposition amène à la Fondation Pierre Gianadda des chefs-d'œuvre du monde entier, dont sept grands bronzes d'un type extrêmement rare, incrustés et décorés, datant de la première moitié du premier millénaire av. J.-C., plus précisément de ce qu'on appelle la Troisième Période intermédiaire (1070-664 av. J.-C.), l'apogée de la métallurgie égyptienne.
L'exposition illustre une compréhension renouvelée du développement et des types de la statuaire métallique à travers les siècles et elle apportera des explications sur la place et l'usage de la statuaire dans les temples, à partir d'éléments fournis par les statues elles-mêmes ou bien grâce à des témoignages archéologiques. Les textes anciens ont livré des prescriptions rituelles concernant le traitement de statues cultuelles, apparemment uniques et spécifiques, qui étaient nourries, habillées, à qui l'on présentait des offrandes de bijoux et qu'on protégeait contre les dangers de la nuit. Des bracelets et des colliers miniatures en or confirment directement ces pratiques, et certaines statues ont conservé des traces lisibles de leur emplacement et de leurs déplacements durant les cérémonies rituelles. Mais de fait, les milliers et les milliers d'œuvres qui furent enterrées dans des dépôts sacrés échappent à toute explication linéaire et simple. De nouvelles découvertes archéologiques – tel le petit Harpocrate du Metropolitan Museum, un doigt pointé vers sa bouche, provenant de Saqqara – jettent un éclairage nouveau, à la faveur des interprétations qui en sont données, sur l'étendue du phénomène des offrandes de statuaire divine dans l'Egypte du premier millénaire av. J.-C.
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