Autorizzazione Tribunale di Roma n. 378 del 30/09/2005
 
Rivista bimestrale -Anno IV- Giugno/agosto 2008, n.15
NOTIZIE ed EVENTI  



Roi des chats (1935)



Le passage du commerce Saint André (1953)




Balthus. 100° anniversaire

A Martigny, en Suisse, l'exposition de la Fondation Pierre Gianadda Balthus (100 anniversaire), orchestrée par Jean Clair et Dominique Radrizzani, concentre les chefs-d'œuvre du maitre Balthazar Klossowki, dit Balthus, nè a Paris le 29 février 1908.
Souvent à contre-courant et à l’écart des avant-gardes, Balthus développe bientôt dans le secret de son atelier parisien, un style unique et mystérieux, qui renoue avec la peinture du Quattrocento italien (en particulier Piero della Francesca) et prolonge la grande tradition française (Poussin, Ingres, Courbet). Comme Alberto Giacometti, dont il se rapproche et qui deviendra son meilleur ami, Balthus se méfie du Surréalisme pour se cramponner à la figuration et en explorer les arcanes compliqués, n’hésitant pas à se tourner vers la leçon alors décriée (jugée par trop conservatrice) d’André Derain.
La rétrospective invite à une traversée de toutes les périodes et de tous les thèmes de Balthus : portraits, paysages, sans oublier les jeunes nymphes alanguies qui constituent l’ingrédient majeur du « mystère Balthus ».
L’exposition confronte les deux mythiques paysages urbains de Balthus, La Rue de 1933, exposée pour la première fois en Suisse et Le Passage du Commerce-Saint-André, réalisé vingt ans plus tard. Deux archétypes du spectacle de la ville, deux icônes de la rue qui, tout en décrivant sur un mode étrange le théâtre de la vie, inscrivent Balthus dans « la grande tradition de la peinture pour laquelle la toile est un espace géométrique à remplir » (Antonin Artaud).
Proche d’Antonin Artaud et de son « Théâtre de la cruauté », Balthus réalise les décors et costumes de la fameuse représentation des Cenci; son projet d’illustration reflète une profonde révolte intérieure et contient en germe tout un système esthétique. « Je veux -écrit Balthus - y mettre beaucoup, beaucoup de choses, de la tendresse, de la nostalgie enfantine, du rêve, de l’amour, de la mort, de la cruauté, du crime, de la violence, des cris de haine, des rugissements et des larmes! Tout cela, tout ce qui est caché au fond de nous-mêmes, une image de tous les éléments essentiels de l’être humain dépouillé de sa croûte épaisse de lâche hypocrisie! Un tableau synthétique de l’homme tel qu’il serait s’il savait encore être grand. »

De Mitsou (1919) au Chat de la Méditerranée, en passant par Thérèse rêvant, Le Salon II ou Les Poissons rouges, le chat habite l’univers de Balthus. Son animal fétiche. Affectant volontiers le mystère, l’ironie et la distance, Balthus se représente lui-même en Roi des chats (1935) et, quelque quinze ans plus tard, le savoureux (et savourant) Chat de la Méditerranée est encore un autoportrait.
A côté d’un parcours anthologique du génie pictural de Balthus, une salle entière révèle les extraordinaires dessins, tout d’acuité et de sensualité.


Les beaux jours (1951)



Balthus. 100° anniversaire. Fondation Pierre Gianadda. Martigny (Suisse). !3 juin – 23 november 2008

www.gianadda.ch

mail: uesseart@tin.it



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