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La columna rota (The Broken Column), 1944 - Oil
on masonite, 39.8 x 30.5 cm - © Collection Museo Dolores Olmedo, Xochimilco, México |
A Bruxelles, au Palais des Beaux-Aarts, l’'exposition "Frida Kahlo y su mundo" invite le visiteur à se plonger dans son monde: 19 toiles, une eau-forte et six dessins, la plus grande collection privée d'oeuvres de l'artiste, issue du Museo Dolores Olmedo et présentée en Belgique pour la première fois.(...)
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| On passe de la fraîcheur d’un talent qui venait de se découvrir – Diego Rivera parlera d’emblée « d’une sensualité vitale encore enrichie par une faculté d’observation impitoyable, quoique sensible » – à l’expression abrupte d’une sincérité à fleur de peau. Frida, en costume traditionnel, y semble appartenir au règne animal qui l’entoure, le petit singe que lui avait donné Diego l’enlaçant de ses pattes griffues aux côtés du xoloitzcuintle, chien à poil ras emblématique du passé nahuatl du Mexique, et d’une idole païenne recroquevillée. Et toujours ce regard dardé vers le spectateur, feignant l’indifférence. (...)
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colonne, bassin et côtes brisés, alitée dans un corset. Un drame qui fonde sa peinture et un thème récurrent dans ses tableaux, telle la terrible "Colonne brisée" (La columna rota) de 1944. (...) Dans "Ma Nourrice et moi" (1937) on y surprend l’artiste, le regard fixe, avec un corps de bébé, au bras d’une nourrice à la peau de pierre volcanique et au visage d’idole. Le lait maternel perle des seins voluptueux mais reste au bord des lèvres inertes de Frida. Le bas du tableau comporte une bande à message comme pour les ex-votos qui fleurissent sur un mur de sa Casa Azul (Maison Bleue), à Coyoacán, mais il n’y a aucune prière d’inscrit.
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Retrato de Luther Burbank, 1932 - © Collection
Museo Dolores Olmedo, Xochimilco, México |
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